Jésus est devant des adversaires qui veulent sa perte. Il y a peu, on avait déjà tenté de l’assassiner et ici encore les munitions  sont prêtes, les pierres ramassées. Et Jésus fait preuve de courage. Il affirme sa condition divine, il dit même qu’il est Celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde. Il va même jusqu’à souligner la profonde unité qui existe entre lui et son Père : « Le Père est en moi et moi dans le Père ». Il y a vraiment de quoi faire bondir ces Juifs qui n’attendent qu’une occasion pour se débarrasser de Jésus. Car ces derniers, au regard de l’histoire, ont le mauvais rôle. Ils ont contribué à faire mourir l’auteur de la vie. Mais rendons leur cet honneur : ils ont parfaitement compris où est le problème. Non dans les miracles –  » ce n’est pas pour une  oeuvre bonne que nous  voulons  te lapider  » – ( on ne peut pas être plus clair dans leur volonté de l’éliminer) mais parce qu’ils ne le voient que comme un homme. Et cet homme dit qu’il est Dieu. Et Jésus récidive.

Si les juifs ne le croient pas, de l’autre côté du Jourdain, en Jordanie actuelle, comme souvent, les  foules ne s’y trompent pas :  » beaucoup crurent en lui « 
Ces foules n’imaginent pas que Jésus accomplira ce que Jérémie annonce dans la 1ère lecture. La revanche qu’attend le prophète sera définitive, cosmique et universelle : la Résurrection qui ne délivre pas  seulement le pauvre des méchants mais l’humanité de la mort. 
P. Yves Frot
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