Voici l’éternel conflit que nous avons dans l’Église : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cent pièces d’argent que l’on aurait données à des pauvres ? » Pourquoi bâtir des cathédrales ? Pourquoi avoir des vases précieux ? Pourquoi de riches ornements ?

Si on écoute bien le message de Jésus, Judas n’a pas tort ! Trois cent pièces d’argent, c’était une très grosse somme pour l’époque. On aurait pu trouver un meilleur moyen de les employer ! Et pourtant, Jésus conforte Marie dans ce geste. Il n’y a pas que le soucis des pauvres qui est important, il y a d’abord le souci de Dieu. Dieu passe avant les pauvres.

Ça ne veut pas dire qu’il nous faut passer tout le budget de la paroisse dans le renouvellement des objets liturgiques, non, nous les avons déjà ! Mais ça veut bien dire que donner de belles choses à Dieu est aussi important que le soucis des pauvres. Les deux sont indispensables.

Si l’on a pas d’abord le soucis de Dieu, tout ce que nous pouvons faire pour les autres n’a pas de sens. Si l’on ne se préoccupe pas des autres, c’est que nous n’avons pas soucis de Dieu.

Jésus marche vers sa mort et sa résurrection. Sachons l’honorer pendant ces jours saints. Et sachons l’honorer en Le voyant présent en chaque homme et en chaque femme que nous pourrons croiser. Y compris ceux avec qui nous pouvons être confinés.

Père Etienne HACHE

 

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