Dans les lectures que la liturgie nous donne aujourd’hui, résonnent en partie ce que nous avons entendu dimanche dernier, à la Messe des Rameaux.

Les trente pièces d’argent par lesquels, Jésus est livré par Judas, correspond au montant fixé par la Loi pour le prix d’un esclave. En effet, comme Jésus le dit lui-même, « le Fils de l’Homme s’en va selon ce qui est écrit de lui-même ». Jésus, vrai Dieu et vrai homme a accepté de prendre la condition d’esclave, c’est-à-dire, la condition la plus méprisable de toute la société afin de sauver tout homme, jusqu’au plus petit, au plus méprisé.

Ce qui va le conduire à la Croix, c’est le péché. Jésus n’a pas de jugement envers Judas ; mais il sait que le péché conduit à la mort et qu’il aurait mieux valu pour celui-ci qu’il écoute la voix de Dieu dans son cœur plutôt qu’écouter la voix de ce qui le rendait esclave : l’argent. Il le regrettera ; mais son malheur réside surtout dans le fait de ne pas croire en la miséricorde de Dieu ; de ne pas croire que l’Amour de Dieu va au-delà du péché de l’homme. C’est la raison pour laquelle il se donnera la mort. 

D’où l’invitation pour nous aujourd’hui, notamment avec la première lecture qui décrit l’attitude que le Christ aura durant sa vie et surtout durant sa Passion : Écouter. Écouter la voix du Père pour ne pas nous dérober à l’Amour ; écouter la voix du Père pour ne pas répondre à la violence par la violence, au mal par le mal, … mais au contraire, de répondre toujours par l’Amour. Car là est la justice de Dieu. En laissant le Christ habiter pleinement nos cœurs, c’est de son Esprit que nous pouvons vivre. Cet Esprit qui nous permet de réaliser que l’Amour de Dieu est infiniment plus grand que les ténèbres du péché et de la mort.

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