Aujourd’hui, nous avons ce que j’appelle la « théologie de la manifestation », c’est dans la première lecture. Paul et Barnabé ne font que du bien là où ils passent, ils ne font que prêcher la Bonne Nouvelle et voilà qu’à Iconium, tout le monde leur en veut au point de vouloir les assassiner ! Preuve qu’ils n’avaient rien compris voire rien écouté ! A Lystres, c’est pareil ! Paul ne fait que continuer ce que fit Jésus : remettre debout l’homme, ici physiquement mais le plus souvent humainement et spirituellement. Et là, on les prend pour des dieux avec la même rapidité que plus haut et la même stupidité. On le voit bien, il suffit d’un bon meneur et tout le monde suit, sans se poser de questions. Je ne suis pas sûr que cette attitude de la foule soit réservée à l’époque du début du christianisme et nous avons été témoins, et pas seulement sous les dictatures, à ce type de manipulation. Ce texte nous rappelle qu’il faut raison garder !

L’Evangile est un passage qui rassure les disciples. En effet Jude pose une question qui est celle de tous : à qui vas-tu te manifester ? Et Jésus répond en deux temps. Il sera bien présent en eux  si chacun se  souvient des Paroles qu’il leur a dites, et ces paroles ne sont qu’amour et en même temps il leur annonce la venue du Défenseur, du Paraclet, c’est-à-dire de l’Esprit-Saint. Ici Jésus annonce la venue de l’Esprit-Saint à la Pentecôte mais aussi l’importance de sa Parole. Encore maintenant nous savons que nous bénéficions de l’aide de l’Esprit-Saint que la Parole de Dieu est source de vie et c’est ainsi que nous avançons dans la connaissance et l’amour de Dieu.

Yves FROT

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