Nous sommes toujours en compagnie d’Elie qui est menacé par la reine Jezabel. il doit s’enfuir et il va se réfugier sur la montagne sainte, là où Dieu s’est révélé à Moïse comme le vrai Dieu. La montagne a toujours été le lieu de révélation de Dieu (cf. Le Sinaï, la Transfiguration pour ne citer que les plus  connus) et le feu, le tremblement de terre, le vent violent des signes de la puissance divine. Or c’est dans la brise qu’Elie reconnait Dieu, dans l’intimité de sa caverne. Dieu ici se montre proche, prévenant et c’est l’intimité d’une relation qui se manifeste. On voit vraiment qui est Elie : un homme de Dieu, un prophète, un homme qui sait que Dieu est tellement proche de lui qu’il le reconnait immédiatement.

Et Elie n’est pas surpris de la mission dont il est chargé par Dieu : consacrer deux rois et son successeur. Là encore, nous voyons la vraie nature du roi : non pas obtenir pas ses propres forces la royauté mais la recevoir de Dieu, gratuitement, non comme un dû mais comme un don. Et c’est pour cela que plus tard, les prophètes hésiteront avant de choisir un roi. En effet ces derniers se comporteront plutôt comme des tyrans que comme des envoyés de Dieu.

L’Évangile nous invite à ne pas  nous arrêter à ne pas faire des choix irrespectueux, en l’occurrence prendre une femme qui n’est pas la sienne. Il nous demande la pureté du regard, la sincérité et la vérité de nos pensées. Nous savons tous remarquer un regard qui n’est ni franc, ni chaste ni pur. C’est cela que l’Évangile nous demande : aligner nos  sentiments sur l’Évangile et rester droit, cela dans chaque domaine.

Yves FROT

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