Dans la liturgie d’aujourd’hui, nous voyons dans la première lecture qu’il est question de la circoncision : faut-il oui ou non, pratiquer la circoncision sur ceux qui se convertissent au christianisme. La question est en fait plus profonde : c’est celle du Salut. Sommes-nous sauvés par la circoncision ? Car pour le peuple hébreux, la circoncision est la marque de l’alliance avec Dieu, manifestée dans la chair. C’est parce que Dieu a fait alliance avec ce peuple qu’il sera sauvé.

L’Évangile répond en partie à cette question. Traditionnellement, l’Écriture identifie la vigne au peuple de l’Alliance. Mais on voit ici que ce qui caractérise l’attachement à la vigne c’est le fait d’être uni au Christ : « Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Par ailleurs, la circoncision était la préfiguration de la purification du cœur. En effet, cette pratique, en plus d’être signe de l’Alliance, était un geste de purification rituelle. Désormais, il ne s’agit plus d’une purification extérieure à laquelle nous sommes appelés, mais bien intérieure. Celle-ci est opérée par Dieu lui-même  : « tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage ». La véritable circoncision touche donc à la purification du cœur comme le dira saint Paul un peu plus loin dans la Actes des Apôtres (Ac 15,9).

Enfin, l’Église fait mémoire aujourd’hui de Notre-Dame de Fatima. Cette date correspond à la date anniversaire de la première apparition de Notre-Dame de Fatima aux petits bergers (13 mai 1917). La Vierge Marie nous invite à prier le chapelet pour la paix dans le monde ainsi que pour le salut des âmes.

Par la prière du chapelet et la méditation des mystères du rosaires, demandons la grâce de la purification du cœur pour nous-mêmes et pour tous les pécheurs.

MG

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