L’Évangile de ce jour a une phrase qui me parait essentielle. « Je ne vous appelle plus serviteurs (…) je vous appelle mes amis ». Oui, nous ne sommes pas au service du Seigneur comme nous le serions sous un directeur, un président ou un responsable. Ces derniers réfléchissent, pensent et décident. Le serviteur n’a qu’une chose à faire. Exécuter et bien faire son travail, sinon on le renvoie.

Quand Jésus dit que, désormais, nous sommes ses amis, c’est qu’il n’y a pas seulement un rapport de maitre à esclave mais une relation d’amitié, d’amour et de confiance. Bien sûr que nous  nous mettons au service du Seigneur, mais nous nous y mettons  avec un autre esprit que celui qui est dans la tête du domestique. Nous savons que Jésus est notre Maître, qu’il est plus grand que nous mais nous bénéficions aussi de son Amour qui est de toujours à toujours, quoique nous fassions. Et cela modifie totalement les données. Nous ne nous engageons pas derrière le Christ pour faire carrière mais pour réussir notre vie en la donnant aux autres.

 Ce passage se termine par le commandement suprême qui consiste à nous aimer les uns les  autres. Ce qui est spécifique est d’aimer les autres COMME le Christ nous a aimés. Et c’est cela la grande nouvelle que dans le passage des Actes des Apôtres, Paul annonce : l’amour du Christ pour tous. Et pour le recevoir, inutile de s’encombrer. Il suffit d’ouvrir son cœur.

Père Yves FROT

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