Un jour, un petit garçon s’est approché de sa mère et a dit: « Maman, qu’est-ce que c’est les 10 commandements ? » « Ce sont les commandements que Dieu nous a donnés », a répondu la mère. « Maman, tu es donc plus grande que Dieu. » La mère a été surprise et a demandé : « Pourquoi? » « Parce que Dieu n’a donné que 10 et vous, vous m’en donnez plus ! » a-t-il répondu. 

Dans le message évangélique de ce 6ème dimanche de Pâques, Jésus parle de ses commandements. Il dit à ses disciples: « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » C’est comme une mère qui dit à son enfant: « Si tu m’aimes, fais ce que je te dis. » Mais comment comprendre cette phrase de Jésus ?

Il existe différentes manières de voir les commandements de Dieu. Nous pouvons les considérer comme un fardeau ou une restriction à notre liberté. Prenez, par exemple, le commandement de Dieu d’être fidèle à son conjoint. Certains pourront penser qu’ils ne peuvent se sentir limités dans leur liberté mais s’il n’y avait pas de lois contre l’infidélité, alors nous aurions beaucoup de familles brisées et d’enfants sans parents. C’est vrai aussi avec l’honnêteté. S’il n’y avait pas de lois contre la malhonnêteté («Tu ne voleras pas»), il y aurait chaos et désordre dans la société.

  Cela nous amène à la deuxième manière de regarder les commandements de Dieu. Nous pouvons les considérer comme des guides qui nous permettent d’atteindre la destination. Dans ce cas, les commandements peuvent être comparées aux panneaux de signalisation: « Ralentissez », « Danger devant », «Pas de dépassement », « Virage » etc. Comme ces panneaux de signalisation, Dieu nous a donné des ordres pour nous aider non seulement à atteindre notre destination terrestre mais aussi notre destination finale qui est le bonheur éternel avec Lui.

Enfin, nous pouvons considérer le commandement de Jésus d’une troisième manière: comme une invitation à l’amour. « Si vous m’aimez », dit Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui, « vous garderez mes commandements. »

En Inde, je me souviens de la façon dont les parents parlent de leur garçon qui est un peu perdu dans la vie, qui n’écoute pas les autres, qui se rebelle contre tout et qui ne travaille pas bien. Les parents disent: « Il est temps d’attacher le garçon ». Si je traduis littéralement, ils disent: « il est temps d’attacher les pieds de notre garçon ». En fait, ils disent qu’il est temps de faire son mariage. Quelques mois plus tard, si nous voyons cet homme qui était perdu dans la vie il y a quelques années, il s’épanouira dans la vie. Le mariage a-t-il changé sa vie ? Oui. L’amour qu’il a trouvé dans le mariage a changé sa vie.  Lui qui était rebelle, qui n’obéissait à personne, est devenu un homme sincère, fidèle et responsable. Cela montre que si quelqu’un aime une personne, rien n’est trop difficile. 

L’évangile d’aujourd’hui nous invite à vérifier nos motivations. Pourquoi obéissons-nous aux commandements de Jésus ? Obéissons-nous davantage par crainte d’une punition ou d’une obligation ? Ou obéissons-nous par amour pour la volonté de Dieu?

Avons-nous déjà dit ces phrases dans notre vie: « Que pourrais-je faire de plus pour t’aider ? », « Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas à m’appeler à tout moment. » Dans notre vie, si nous avons dit au moins une fois ces phrases, alors nous pourrons être fiers de dire que nous sommes chrétiens car l’amour qui est la base de la chrétienté, s’est manifesté dans notre vie. 

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements », « celui qui m’aime sera aimé de mon Père; moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui ». 

Père Déo Thomas

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