Je retiens en ce 2° Dimanche  de Pâques trois idées : la communauté chrétienne, le personnage de Thomas et bien entendu, la Miséricorde.

La communauté chrétienne. C’ est une  vision dynamique de l’Église qui nous est donnée dans la première lecture. Et il y a  du mouvement : on se  rencontre pour prier, on va au temple, on va les uns  chez les autres, on discute, on mange ensemble. Bref, ils font tout ce que nous n’avons plus le droit de faire !!! Or si ce texte nous montre les quatre notes de ce qu’est une communauté chrétienne, (qui est là décrite de manière idéale !), en l’occurrence l’enseignement des Apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et la prière, nous pouvons nous aussi les vivre en famille ou seul(e). Nous avons le temps de lire un livre de théologie, de nous  documenter, nous  avons de plus grandes plages de temps pour prier, dialoguer avec nos proches. II n’y a que la fraction du pain que nous ne pouvons pas vous assurer et qui reste au moins jusqu’au 11 mai, de désir. Le manque de rassemblements fait grandir en nous le désir de nous retrouver physiquement puisque nous  demeurons spirituellement unis.

Le personnage de Thomas. J’aime bien cet Apôtre, d’autant plus que j’ai été ordonné prêtre le jour de sa fête ! Ce que  vit Thomas n’est autre que le même itinéraire des premiers témoins de la Résurrection ! Qui a cru Marie-Madeleine lorsqu’elle venue annoncer que Jésus était ressuscité ? Personne ! Combien de temps a-t-il fallu à Pierre pour croire quand avec Jean, ils sont arrivé au tombeau ? Un certain temps ! Et pour les deux disciples, il  fallut le temps de la distance qui va de Jérusalem à Emmaüs : actuellement en bus, il faut une bonne heure. Il y a de l’embouteillage maintenant mais eux y allaient à pied. J’aime en Thomas son désir d’allier cerveau et foi, intelligence et foi au Christ, réflexion et confiance en Dieu. Et c’est pour cette raison que pour moi Thomas est un modèle. Son «  Mon Seigneur et mon Dieu » est un réel acte de foi et il est précédé d’une intelligence qui fonctionne bien. Je ne peux que souhaiter la multiplication des Thomas autour de nous.

La miséricorde. Nous sommes le  dimanche que Saint Jean-Paul II a voulu dédier aux messages de Sœur Faustine. Ce dimanche nous permet de bénéficier de cette miséricorde qui est l’ADN de Dieu, son identité et son être même. Nous la recevons mais aussi nous pouvons la donner aux autres pour ne pas en rester à la colère ou aux affrontements qui sont dus autant à nos caractères qu’à la situation inédite dans laquelle nous nous trouvons.

En d’autres temps, j’aurais terminé les messes en disant «  Bonnes  vacances » pour les scolaires et les  enseignants. Aujourd’hui, je dirais plutôt « Que Dieu vous garde et vous protège ».

Père Yves  FROT

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