Un Dieu qui protège ses amis, y compris contre eux-mêmes et un procès revisité sous l’œil attentif du patron des avocats qui n’est autre que saint Yves.

Un Dieu qui protège. On le voit dans le cas de Paul et de Silas. Ils  sont, dans tous les sens du terme, au fond du trou. Personne, à commencer par eux-mêmes, n’imagine qu’ils vont s’en sortir. Et pourtant la coïncidence d’un tremblement de terre va les faire sortir de leur impasse et les délivrer d’une mort, certaine et pénible. Dieu est toujours avec ses amis et les guide. Et, pour Paul, ce n’est pas la première fois que Dieu le tire de situations  catastrophiques ni la dernière.

Mais Dieu a soin aussi de ceux qui désespèrent. Comme ce gardien qui se disait que tout était fini parce, pensait-il, les détenus se sont évadés et qu’il serait lourdement sanctionné. Non seulement Paul intervient et l’empêche de commettre l’irréparable mais encore il devient chrétien. Il a la vie sauve, et tant mieux pour sa famille, et la vie éternelle ! Comme quoi Dieu réserve des  surprises à qui sait les voir.

Mais un procès se dessine avec l’Evangile. Si Jésus nous promet un Défenseur, le Paraclet, l’Esprit Saint, c’est pour rétablir la vérité. Oui Jésus a été condamné injustement, oui son procès fut inique, oui il a  donné sa vie. Mais l’Esprit Saint (que nous ne pouvons recevoir que si Jésus part de  notre monde pour revenir vers son Père) sera celui qui écrira de manière définitive la révision du procès. Ce sont les Actes des Apôtres et les merveilles qui se font ainsi que toute l’Histoire de l’Eglise. Partout, les hommes démontrent que l’amour gagne sur tout, et c’est la plaidoirie de ce Défenseur qui continue de se dérouler jusqu’à la victoire finale.

Et cela sous les yeux de Saint Yves. Bien entendu je n’ai pas  choisi mon prénom et je remercie mes parents de me l’avoir donné. J’admire beaucoup Saint Yves : homme de loi, de patience et de charité, défendant et accueillant les plus pauvres, il donna l’image d’une Eglise qui va aux périphéries et qui est comme un hôpital de campagne. J’ai eu l’occasion d’aller à un pèlerinage à Tréguier un 19 mai qui tombait un jour de Pentecôte et de me recueillir. Belle occasion de prier pour ceux qui ont la charge d’accueillir les pauvres de toutes  sortes et pour les avocats dont il est le saint patron. Et, pour certains, il y a du travail !

Père Yves Frot

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