Jésus utilise l’image de l’accouchement pour décrire la souffrance par rapport à la joie. Cela concerne sa résurrection et l’envoi de l’Esprit-Saint. Même si nous savons que la vie exige certaines difficultés pour atteindre des bons objectifs, l’image de l’enfantement a beaucoup plus de sens. Cela évoque une nouvelle vie, une vie indépendante mais c’est grâce à la vie de celle qui l’a engendrée. 

Comment relions-nous cet image d’enfantement à la résurrection et à la Pentecôte ? Quelle est la nouvelle vie qui est engendrée ? C’est la vie de l’Église. Si nous demandons à la plupart des gens dans le monde, chrétiens et non chrétiens, quel est la plus grande fête chrétienne, la réponse sera immédiate et évidente : « Noël ». C’est la bonne réponse si la question est posée en termes d’argent et d’énergie dépensés pour préparer et célébrer la journée. Mais en ce qui concerne la foi chrétienne, le dimanche de Pâques est beaucoup plus important que le jour de Noël car s’il n’y avait pas eu la résurrection, il n’y aurait pas de chrétiens et il n’y aurait pas l’Eglise. 

Comme la signification de Noël est de s’orienter vers le dimanche de Pâques, le dimanche de Pâques se dirige vers la Pentecôte. La Pentecôte n’a pas plus d’importance liturgique que le dimanche de Pâques, mais Pâques nous prépare à la Pentecôte : à la « naissance » de l’Église, le corps mystique du Christ. Préparons-nous donc à fêter cette joie d’une nouvelle vie. 

Père Deo Thomas

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