Ce n’est pas en me disant : « Seigneur, Seigneur » qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Comment bien bâtir sa vie pour la rendre belle et heureuse, conforme à ce que Dieu attends de nous ?

Je lisais l’introduction d’un livre que je me dois de vous partager en début de cette homélie, elle illustre bien ce que je vais vous dire :

« Les curés, c’est connu, ça vous fait la morale. L’air grave, le ton compatissant mais l’œil accusateur, avec des mots abstraits et vaguement inquiétants, ils vous expliquent comment vivre, avec les certitudes que seuls peuvent avoir ceux qui ne connaissent rien à la vie. Ils vous disent comment aimer, ce qu’il faut faire, ce qu’il faut penser, ce qu’il faut croire, sans avoir apparemment la moindre idée du mélange étourdissant d’urgences, de devoirs, d’envies, de besoins, de fatigues, de désirs, d’inhibitions, de tentations, d’attachements, d’ambitions et de réflexes qui constituent une vie concrète. Tout a l’air simple quand ils disent : « il faut ». Tout est si compliqué, quand vous vous efforcez de vivre. » (Adrien Candiard, A Philémon)

Ce qui est amusant, c’est que, à la fois je ris de cette caricature, et à la fois, je m’y reconnais un peu. Je suis toujours en train de vous dire d’aimer, d’aimer sans conditions, d’aimer comme Dieu aime. Et je ne peux pas changer ce message sans contredire les textes que je suis chargé de vous expliquer. Mais je sais bien que ce n’est pas facile tous les jours.

Mais sur quoi pouvons-nous fonder notre vie ? Quel est le roc que rien ne pourra jamais emporter et sur lequel nous devons nous fixer ? C’est le Christ.

Tout ce que nous possédons disparaîtra un jour. Tous nos amis et les membres de notre famille peuvent être emportés par l’âge, la maladie ou un accident. Tout passe en ce monde, sauf l’amour que Dieu nous porte.

Je sais que ça peut paraître simpliste de vous dire ça, et que c’est beaucoup plus difficile quand il faut l’appliquer au jour le jour, mais c’est pourtant ce que je vous dis, que je vous redirai régulièrement : Il nous faut fonder notre bonheur sur Dieu seul, car rien ne peut nous enlever l’amour qu’Il nous porte et que nous lui portons.

Aimons Dieu. Aimons nos familles, nos amis, nos connaissances, les inconnus. C’est ainsi que nous ferons la volonté de Dieu. Si c’est difficile, demandons à Dieu de nous donner d’aimer davantage. Il est le Roc sur lequel nous nous fondons. C’est Lui qui nous donne la force de traverser les difficultés de la vie.

Père Etienne Hache

X