Homélie – jeudi – 26 mars 2020 

Les paroles de Jésus aujourd’hui dans l’évangile semblent un peu dures. Ces paroles de Jésus aux Juifs confirment qu’ils manquent de foi, ne voudraient pas croire à la Bonne Nouvelle que Jésus prêche. Alors que nous, les membres de l’Église, nous qui rapprochons du Vendredi Saint, nous devons nous demander surtout en ce temps de pandémie si nous croyons pleinement au pouvoir de la Croix dans notre vie. Croyons-nous que dans la souffrance, nous pouvons trouver la rédemption? Croyons-nous qu’il y a un sens à toutes les souffrances ?

Jésus affirme qu’il y a un sens à la souffrance. Et sa croix révèle ce sens. Mais à ceux qui ont une foi faible, à ceux qui pensent que les paroles de Jésus ne suffisent pas pour croire, il offre quatre témoins dans le passage de l’évangile d’aujourd’hui. Ces 4 témoignent la Vérité qui est Jésus. Ces 4 sont: Jean le Baptiste, les miracles de Jésus, les Écritures et Dieu le Père. Les premiers trois: Saint Jean-Baptiste, les miracles de Jésus et les Écritures nous prédit le mystère que Jésus révélera sur la croix, mais c’est le dernier, Dieu le Père qui donnera le sens ultime à la croix. Le Père donne un sens à la Croix en sortant Jésus de ses souffrances et de sa mort – ce qui est Pâques. 

En disant tout cela dans le passage évangélique d’aujourd’hui, Jésus nous prépare à recevoir l’Eucharistie, c’est-à-dire à partager le Sacrifice de la Croix. Dans la croix, nous trouvons notre rédemption, et dans l’Eucharistie, nous avons la possibilité de participer volontairement et avec amour à l’offrande du Christ au Père. Nous devons avoir la confiance que le Père nous aime comme Jésus le fait. Dieu le Père a accepté le sacrifice de Jésus. Il acceptera aussi nos sacrifices et donnera un sens même dans cette période de pandémie quand beaucoup de chrétiens ne peuvent pas participer physiquement à l’offrande du Christ. 

P. Deo

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