Dans l’évangile d’aujourd’hui, les pharisiens et les scribes ont été très rapides à juger la femme prise en adultère. Ils ont amené cette femme à Jésus dans l’espoir que Jésus lui-même prononcerait un jugement sur elle.

Jésus ne juge pas cette femme pour ce qu’elle a fait, Jésus a choisi de souligner la miséricorde et la compassion de Dieu envers elle. Il dit clairement cela à la fin de l’Évangile d’aujourd’hui : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ». Il me semble que ette phrase de Jésus, c’est comme si Jésus lui disait, va commencer une nouvelle vie ; oublie le passé car je t’ai déjà pardonné. Ce passage de l’Évangile est peut-être l’un des meilleures passages de la bible qui montre la miséricorde et la compassion de Jésus.

Grâce à ce passage de l’évangile, aujourd’hui, Jésus nous invite à nous regarder et à réfléchir sur nos relations avec les pécheurs. Est-ce que nous jugeons très rapidement les autres comme les pharisiens et les scribes de l’évangile ? 

Le problème avec le jugement est que d’abord quand nous jugeons, nous nous invitons nous-mêmes à être jugés. Deuxièmement, quand nous jugeons et tamponnons quelqu’un, nous poussons cette personne à commettre plus des péchés. Et enfin, quand nous jugeons, nous ne faisons que souligner l’arrogance du diable au lieu de la miséricorde et de la compassion de Jésus.

Depuis l’arrivé du Pape François comme successeur du Pierre, une phrase que nous entendons souvent est : « Qui sommes nous pour juger ? » Qui sommes-nous pour juger quand nous sommes aussi pécheurs ? Au lieu de juger, montrons toujours la miséricorde et la compassion de Jésus car le monde d’aujourd’hui n’a pas besoin de condamnations et de jugements mais l’amour et la compassion ; le pardon et la miséricorde. En faisant cela, nous montrons au pécheur qu’il y a un Dieu qui se soucie, un Dieu qui écoute et sûrement un Dieu qui est tendre et miséricordieux et prêt à pardonner toujours. 

P. Déo Thomas

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