Depuis le début du pontificat du pape François, nous entendons souvent une question et cette question interpelle l’Eglise d’aujourd’hui. La même question est posée dans la première lecture d’aujourd’hui et c’est le premier pape de l’Eglise catholique qui pose cette question à l’Eglise de son époque et surtout à ceux qui étaient à Jérusalem. Cette question est: « Qui suis-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? » 

Lorsque le Saint-Esprit est descendu sur le païen Corneille et sa maison, Pierre a réalisé que Dieu faisait quelque chose dans la vie de ces païens et que personne ne devrait essayer de bloquer ce que Dieu faisait. 

L’Évangile d’aujourd’hui décrit Jésus comme le berger mais il est le berger qui a le souci de ses brebis et qui sauve ses brebis. C’est grâce à ce berger que ses brebis vivent pleinement leur vie. Le berger comprend que les brebis de son enclos le connaissent comme il les connais. Mais il est soucieux aussi des autres brebis qui ne sont pas de ce même enclos. Il est le berger pour eux aussi. 

Ce berger, Jésus, il n’est pas simplement quelqu’un qui garde la bergerie. Il est aussi la porte de la bergerie. Il est la porte par laquelle Dieu vient à nous et nous allons à Dieu. Il est la porte ouverte pour le royaume de Dieu. Les gens peuvent entrer et sortir librement à travers lui et faire l’expérience de Dieu grâce à lui.

D’une certaine manière (si vous voulez par notre baptême), nous partageons tous ce rôle de Jésus. Nous devons être des instruments de grâce comme Saint Pierre. C’est grâce à son message que l’Esprit de Dieu est entré dans la vie de Corneille et les membres de sa famille. En tout cas, Saint Pierre n’a pas fait obstacle sur le chemin de la grâce car ils étaient païens. Nous avons tous un rôle à jouer dans la vie des autres mais nous devons aussi laisser Dieu faire son travail. Nous suivons bien l’exemple de Jésus, Bon Pasteur mais pourrions-nous aussi être comme lui, la porte qui permet aux autres d’entrer en communion avec le vrai Dieu vivant ? 

Père Déo Thomas

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