Nous  voyons la propagation rapide de la Bonne Nouvelle, la catéchèse biblique et l’affirmation de la part de Jésus lui-même de sa divinité.

La propagation de la foi. On les voit bouger, voyager malgré les distances. Et pour être allé plusieurs fois à Chypre, je sais qu’on y garde le souvenir de Saint Paul et que j’ai eu la chance de célébrer la messe sur le tombeau de Barnabé. Ici on voit que les premiers chrétiens n’attendaient pas  dans leur cure que les personnes viennent les chercher ou prendre rendez-vous !

La catéchèse  biblique. Que fait Paul ? il met en perspective l’histoire du salut, de la libération de l’Égypte à la venue de Jean-Baptiste, en passant par l’installation en Terre Promise, les Juges et la Royauté et en insistant sur l’espérance messianique. Il rappelle une chose essentielle. Nous ne pouvons pas nous passer de l’Ancien Testament. Comme le dit Saint Ambroise, « l’ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ ». Les événements de l’Ancien Testament ont leur propre valeur mais ils n’ont leur sens plénier, total que dans le Christ, qui leur donne toute leur richesse.

L’affirmation par Jésus de sa divinité . Ce sont les  mots de l’Évangile qui sont presque à la fin « JE SUIS ». Pour un Juif d’alors, ces mots évoquaient précisément le buisson ardent. Lorsque Dieu appelle Moïse, il dit qui Il est par ces deux mots « JE SUIS », mots  si essentiels que les juifs n’osaient pas les prononcer. Or Jésus dit réellement et précisément qu’il est Dieu.

Aujourd’hui, si nous prenons cet Évangile, il nous rappelle que notre foi est mise en Dieu et non en un homme, que cette personne récapitule toute l’histoire du salut et qu’il est bien normal de l’annoncer (c’est la première lecture).

Yves FROT

X