Il n’y a rien à faire. 

Cette réflexion ; Marie Madeleine en allant au tombeau, les femmes le matin de la Résurrection (même si leur question était aussi « comment allons-nous faire pour pousser la pierre ? « ), les disciples d’Emmaüs et les Apôtres eux-mêmes se la sont posée. Et nous aussi, nous nous la posons par fatalisme (pour le Covid 19), par découragement quand nous voyons des proches s’engager envers et contre tout dans des impasses et par dépit quand nous avons tout essayé. Mais cette phrase reste dans l’Ancien Testament.

Or il y eut non un soir mais un matin.

C’est la stupeur, la panique, l’étonnement : le tombeau est vide. Jésus n’est plus là. Mais ils vont découvrir que s’Il n’est plus là

où ils sont venus le chercher, Il est bien là, présent autrement. Ce sera l’Eucharistie mais j’y reviendrai dans un prochain éditorial.

Jésus donne rendez-vous en Galilée, là où tout a commencé.

Pourquoi ?

Parce que la Résurrection se conjugue au présent, et non au passé comme si elle était un événement du type de ceux que nous apprenons à l’école comme Marignan 1515.

Parce que la Résurrection n’est pas faite pour qu’on en parle mais pour qu’on en vive. Elle nous fait nous relever, hommes nouveaux… Et je pense aux catéchumènes et enfants en âge scolaire pour qui nous avons dû différer leur baptême. Ils ne seront hommes nouveaux que dans quelques semaines et j’imagine leur déception et les assure de notre prière…

La Résurrection n’est pas un prodige que nous admirons mais la venue du Christ en nous qui nous procure pour toujours et à jamais la force de Dieu. Nous pourrons alors dire à tous que tout est possible, que le recommencement d’une vie est possible et que nous pouvons toujours nous relever, quelle que soit l’impasse dans laquelle nous nous trouvons, y compris le confinement.

Avec le Christ Ressuscité, il n’y a jamais rien à faire mais tout à entreprendre !

Père Yves FROT

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